Le musée égyptologique de Turin ou musée des antiquités égyptiennes de Turin (Museo delle antichità egizie di Torino) possède l’une des plus grandes collections égyptologiques du monde. Il s’agit du neuvième plus important musée en nombre d’objets égyptologiques après le musée égyptien du Caire, avec 6 500 œuvres exposées et 26 500 en réserve.
Le musée fut fondé en 1824 par Carlo Felice, qui a acquis la collection Drovetti, résultant des fouilles de Bernardino Drovetti, consul de France en Égypte. Ses collections furent considérablement développées par les fouilles de l’archéologue et égyptologue italien Ernesto Schiaparelli, qui en fut nommé directeur le 30 septembre 1894, et le resta jusqu’à sa mort en 1928.
Jean-François Champollion a étudié les documents du musée de Turin lors de ses recherches sur les hiéroglyphes.
Les plus importantes pièces du musée sont :
– la tombe intacte de Khâ et Merit (TT8) ;
– le temple rupestre de Ellesiya, reçu de l’Égypte pour la contribution de l’Italie à la sauvegarde des temples nubiens ;
– le papyrus de Turin ;
– la Mensa Isiaca, la table d’Isis ;
– la Tomba Dipinta, la tombe peinte ;
– les bas-reliefs de Djéser ;
– les statues des déesses Isis et Sekhmet et celle de Ramsès II découverte par Vitaliano Donati dans le temple de la déesse Mout à Karnak.
Le rez-de-chaussée et le sous-sol du musée ont été réaménagés et présentent une muséographie moderne, alors que le 1er étage offre encore un charme un peu désuet.
La visite commence au rez-de-chaussée, par deux nouvelles salles consacrées à l’époque préhistorique et à l’Ancien Empire. On poursuit le parcours par le salon souterrain qui abrite les objets découverts dans les sites provinciaux d’Assiout, Gebelein et Qau el-Kebir, remontant pour la plupart à la première période intermédiaire et au Moyen Empire.
En remontant au rez-de-chaussée, on découvre le temple d’Ellesiya, construit par Thoutmôsis III en Nubie, avant de rentrer dans les deux grandes salles renfermant les statues monumentales du musée, dont 21 représentant la déesse Sekhmet.
À l’étage, la présentation est plus thématique, avec des salles dédiées aux pratiques funéraires, à l’écriture, à la vie quotidienne ou aux divinités. Les périodes gréco-romaine et copte sont traitées à la fin du parcours.
