Le musée Georges Labit
Toulouse
Article mis en ligne le 18 mars 2012
dernière modification le 10 février 2012

Au musée Georges-Labit, l’histoire des collections se mêle à bien des aventures, celles d’hommes épris de voyages et d’histoire. Hommes discrets ou acteurs des grands évènements de leur temps, ils ont su rassembler ces objets du passé qui constituent aujourd’hui un témoignage et un moyen de découvrir des civilisations lointaines et disparues.

Le musée Georges-Labit est d’abord l’oeuvre d’un grand voyageur : Georges Labit (1862-1899). Grâce à lui, la ville de Toulouse possède aujourd’hui l’un des plus anciens musées d’art asiatique en France.

Passionné d’ethnologie, d’histoire de l’art et d’histoire des religions, il choisit ses acquisitions sans a priori, mêlant oeuvres d’arts et objets plus modestes, témoins de la vie des populations locales. Il élabore avec un architecte toulousain, Jules Calbairac (1857-1935), un projet de bâtiment d’inspiration mauresque, dans le style des villas exotiques alors à la mode.

Après l’apport de plusieurs collectionneurs (Jean Mansion par exemple), les acquisitions des conservateurs successifs et les dépôts du musée national des arts asiatiques Guimet, le musée Georges-Labit accueille une des plus belles collections de l’art oriental sur trois millénaires - Inde, Cambodge, Thaïlande, Indonésie, Tibet, Népal, Chine et Japon - avec des objets religieux tibétains, bois sculptés indiens, bouddhas, terres cuites de Chine, masques, armures de samouraï.ainsi qu’une importante collection égyptienne - la chambre funéraire, avec sa momie et son sarcophage, vient de faire l’objet d’une importante rénovation.

A eux seuls, le pavillon mauresque et son jardin de plantes asiatiques et méditerranéennes (azalées, bambous, fougères arborescentes, palmiers), proches du canal du midi (classé patrimoine mondial par l’UNESCO), méritent le détour.