Musée d’Yverdon et région
Une tour du château abrite une collection d’antiquités égyptiennes comprenant l’ensemble funéraire le plus complet conservé en Suisse : la momie du prêtre Nes-Shou et son trousseau funéraire, d’époque ptolémaïque (vers 200 av. J.-C.). Le musée doit la plupart de ces pièces à Edwin Simond bey, un Yverdonnois émigré en Egypte au 19e siècle. Ce passionné d’égyptologie fit de nombreuses recherches sur le sol égyptien, remettant ses découvertes aux institutions officielles du pays. En guise de remerciements, E. Simond reçut Nes-Shou qu’il offrit à son tour à Yverdon, sa ville d’origine, dans le désir de contribuer au développement culturel de la cité.
Musée d’ethnographie de Neuchâtel
L’exposition privilégie les témoins les plus représentatifs – et spectaculaires – en exploitant leur côté esthétique, comme c’est le cas des sculptures en bois des 6e et 10e dynasties, ensemble dont peu de musées peuvent se prévaloir.
Elle est disposée dans trois salles contiguës du rez-de-chaussée de la villa Pury. La première regroupe des pièces relatives au rituel de la momification et une vitrine souligne que le traitement était aussi appliqué aux animaux les plus divers. La deuxième présente un choix varié d’objets, toutes périodes confondues, et notamment deux groupes importants de statuettes funéraires, les oushebtis. La troisième contient les sculptures en bois évoquées ci-avant.
Musée archéologique de Bâle
La collection égyptienne de l’Antikenmuseum Basel s’affirme par sa richesse et son exceptionnelle variété. Réunissant des objets propres (60%) et des prêts (40%), elle se déploie dans une nouvelle salle construite en 2001 au-dessous de la cour du musée. La collection compte plus de six cent œuvres retraçant l’art et la religion cinq fois millénaires de l’Egypte antique – depuis la préhistoire jusqu’à l’époque gréco-romaine. Des dispositifs modernes et un éclairage saisissant valorisent ces objets remarquables.
La collection est présentée de manière chronologique et comprend des pièces provenant de divers domaines : des statues et des stèles, des reliefs funéraires et des sculptures de temples, des sarcophages peints, des momies et des portraits funéraires, des papyrus inscrits de hiéroglyphes, de splendides récipients en pierre, des céramiques, des accessoires de maquillage en bois et en albâtre, des bijoux, des statuettes d’animaux en faïence, des modèles de sculpteur, des terres cuites, des statuettes en bronze, ainsi que des amulettes et des scarabées.
Parmi les reconstructions d’un intérêt particulier, l’on mentionnera une tombe préhistorique avec une momie en position contractée et une fausse porte en faïence (carreaux originaux) provenant des galeries de la pyramide des rois Djoser à Sakkarah. L’on évoquera également un papyrus funéraire long de six mètres et une momie romaine absolument intacte, avec son portrait et son linceul. Des photographies en noir et blanc, ainsi que des peintures, des bustes et des figures en bronze du XIXe siècle sont intégrées dans la partie correspondante de l’exposition, afin de documenter l’époque où les occidentaux ramenaient en Europe les monuments et objets d’art prélevés au Pays du Nil.
Musée de Berne
Le noyau de l’exposition est constitué par un ensemble en quatre parties datant de la période la plus florissante de la peinture sur sarcophages, vers 1000 ans avant J.-C. Il appartenait à une noble prêtresse d’Amon de Thèbes. Plusieurs fragments de sarcophages de pharaons sont également présentés. De petites amulettes, des bijoux et des statuettes de dieux complètent l’exposition. Tous ces objets témoignent des efforts des anciens Egyptiens pour rendre les voyages vers l’au-delà plus faciles et moins dangereux.
Musée d’Art et d’Histoire de Genève
La collection d’antiquités pharaoniques présente de façon thématique les différents aspects de la civilisation égyptienne pharaonique, selon un parcours largement inspiré des rites et croyances funéraires. � l’approche du tombeau et aux cultes adressés aux défunts succède l’évocation du caveau et de son mobilier (cercueils, vases canopes, oushebtis, etc.). Toutes les périodes importantes de l’histoire égyptienne pharaonique (de la préhistoire à l’époque romaine) sont illustrées par des témoignages artistiques majeurs et des objets quotidiens.
Chateau-Musée Cologny (Genève)
Martin Bodmer a pensé sa bibliothèque comme un musée. Elle était conçue moins comme un lieu de consultation et de recherche que comme un site où le cheminement de l’humanité vers plus de lumière et de spiritualité, où la longue marche de l’homme à la rencontre et à la découverte de lui-même « deviendra visible » (sichtbar wird). Sans doute eut-elle pour lui l’incomparable attrait d’un lieu mental, hanté par les compagnons invisibles, les esprits fraternels qui par delà les siècles conversaient avec lui.
