Ses origines sont encore aujourd’hui obscures et très discutées, car elle porte le titre de Mère du roi (mwt-nswt), mais pas celui de Fille du roi (sȝt-nswt). Il est possible qu’elle soit la sœur d’Amenhotep II, ou sa demi-sœur, mais c’est loin d’être certain. Beaucoup d’égyptologues, dont Christian Leblanc, pensent qu’elle n’était pas d’origine royale et qu’il faut abandonner l’idée proposée par William Christopher Hayes qui voyait en elle une demi-sœur de ce roi, car cette hypothèse ne repose sur aucune preuve.
Elle est la dernière reine de la XVIIIe dynastie à porter le titre d’Épouse du dieu, héritée par les femmes de la famille royale depuis sa création par Ahmès-Néfertary. Elle bénéficiait aussi de l’appellation de Main du dieu.
La lignée ne reprendra qu’avec Satrê, épouse de Ramsès Ier (XIXe dynastie).
Sa tombe (KV 32) se trouve dans la vallée des rois.
Bibliographie
– Michel Gitton, Les divines épouses de la 18e dynastie, Belles-Lettres, 1989 ;
– Christiane Desroches Noblecourt, La femme au temps des pharaons, Paris, Stock, 1986, 2001 ;