Arsinoë ou Crocodilopolis
Article mis en ligne le 1er avril 2020
dernière modification le 22 mars 2020

Arsinoë ou Crocodilopolis sont les noms grecs de l’ancienne ville de Chédyt, consacrée à Sobek, que les Grecs nomment également Soukhos. La lecture des auteurs antiques permet d’affirmer que Crocodilopolis faisait l’objet d’un détour de la part des voyageurs désirant assister au repas du crocodile sacré. Ce dernier, aux oreilles et aux narines duquel on avait fixé des boucles d’or, était nourri de gâteaux par les prêtres chargés d’assumer cette fonction. Ce crocodile sacré rendait ainsi des oracles en acceptant ou non les offrandes que les fidèles lui proposaient. De cette ville florissante qui se dressait sur une sorte de cordon formé par l’alluvionnement du Bahr el-Youssef, il ne subsiste que peu de vestiges archéologiques.

Un certain nombre d’entre eux se trouvaient à Kiman Farès ; il s’agit d’une salle hypostyle élevée sous le règne d’Amenemhat III, grand pharaon constructeur de la XIIe dynastie. C’est là que l’on découvrit un torse du pharaon représenté sous les traits du prêtre local, tandis que deux colosses marquant le quai de la ville sur le lac même s’élevaient à Biâhmou.