Elle est la mère de Pépi II, devenu pharaon à l’âge de six ans à la mort de son demi-frère (ou père ?) Mérenrê Ier, disparu prématurément après un règne de quatre ans. Elle a donc exercé la régence pendant la jeunesse de son fils avec le soutien de Djaou, vizirde Mérenrê et oncle de Pépi II.
Généalogie
| Naissance | Date inconnue | Décès | Date inconnue |
| Père | Khoui grand noble d’Abydos |
Grands-parents paternels | Grand-père paternel inconnu
Grand-mère paternelle inconnue |
| Mère | Nébet | Grands-parents maternels | Grand-père maternel inconnu
Grand-mère maternelle inconnue |
| Fratrie | Ânkhésenpépi Ire
Djaou, qui sera vizir de Mérenrê Ier |
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| Mari | Pépi Ier | Enfant(s) | Pépi II ? |
| 2e mari | Mérenrê Ier | Enfant(s) | Pépi II ? |
Bien qu’elle ne soit pas fille de roi (seulement de notables d’Abydos), elle épouse, comme sa sœur, Pépi Ier qui est au pouvoir pendant un demi-siècle (vers -2335/-2285). Puis, à la mort du vieux roi, elle épouse son successeur, son neveu Mérenrê Ier.
Une très jolie et très rare petite statue représente Ankhésenpépi comme reine mère, tenant sur ses genoux son jeune enfant, Pépi II, confirmant la parenté entre les deux personnages. Bien qu’il soit souvent admis que le père de Pépi II soit Pépi Ier, il est également possible qu’il s’agisse de Mérenrê Ier.[réf. nécessaire] Pépi II, qui n’a que six ans lorsqu’il monte officiellement sur le trône, sera au pouvoir pendant une très longue période (on donne traditionnellement le chiffre de presque un siècle), un record dans l’histoire.
Sépulture
Sa tombe a été retrouvée parmi la nécropole de son premier époux Pépi Ier au sein d’une véritable nécropole princière installée autour de la pyramide royale. Elle est constituée d’un petit complexe pyramidal complet et, pour la première fois pour une reine, son caveau a été décoré des textes des pyramides.
Ces textes rituels sont issus des textes des pyramides qui, au départ, n’étaient inscrits que sur les murs des tombes de pharaons, les seuls à être admis à survivre à la mort physique.
La reine Ânkhesenpépy II est ainsi la première reine, à ce stade des découvertes, à avoir eu ce privilège, soulignant sans doute son statut important.
Identifiée parmi neuf autres tombes de reines dans cette nécropole de Saqqarah sud, elle a été détruite et pillée par des vandales ; il n’en reste qu’un amoncellement de gravats. Dans les déblais, l’équipe d’Audran Labrousse a trouvé, au milieu de statuettes, de vases, d’un reste de métier à tisser, des stèles portant des textes rituels et le sarcophage en grauwacke de la reine.