Psammétique Ier
Pharaon de la XXVIem dynastie (664-610 Av J.C.)
Article mis en ligne le 5 octobre 2020
dernière modification le 24 septembre 2020

Dès le début de son règne, il élimina les autres souverains régionaux du delta. Il rejeta ensuite le protectorat assyrien puis chassa les Ethiopiens de Haute Egypte. Son armée était formé de mercenaires grecs et cariens qui allaient prendre une grande place en Egypte. Après la réunification du pays il s’attacha à rendre l’ordre et la prospérité et à redorer le lustre et la puissance du royaume d’Egypte. A sa mort, après cinquante quatre ans de règne, c’est son fils Néchao II qui lui succéda.

Jeunesse

Fils de Nékao Ier et de la reine Istemabet, il survit à la répression des Assyriens sur les princes révoltés du delta et est emmené à la cour de Ninive pendant que son père est confirmé dans son royaume de Saïs. Lorsqu’il revient en Égypte, son père l’installe à la tête de la principauté d’Athribis étendant ainsi l’influence du royaume saïte sur le delta.

Règne

Relief représentant Psammétique Ier faisant une offrande aux dieux
Tombe de Pabasa à Thèbes

À la mort de son père, il hérite du trône et du royaume de Saïs et ainsi en peu de temps parvient à imposer son autorité sur la Basse-Égypte.

D’après Hérodote [1], un oracle avait prédit la victoire à celui qui serait aidé par des « hommes de bronze » venus de la mer ; or à cette époque auraient débarqué dans le delta des pirates venus d’Ionie et de Carie qui portaient des armures en bronze, chose nouvelle pour les Égyptiens. Psammétique Ier décide aussitôt d’engager ces guerriers dans son armée, devenant des mercenaires au service de Pharaon.

Dès le début de son règne, avec l’appui du roi Gygès de Lydie et de mercenaires ioniens et cariens, il obtient la soumission des différents princes régionaux du delta et d’Héracléopolis, ville stratégique de Moyenne-Égypte, proche du Fayoum, carrefour des flux caravaniers et fluviaux, et à la faveur des troubles de succession du trône d’Assyrie, réunifie l’Égypte en l’an 8 de son règne.

Amulette en forme de contrepoids de collier commémorant la fête-Sed de Psammétique Ier.
Musée du Louvre

À Thèbes, où les liens avec les Kouchites étaient fortement affirmés, il fait reconnaître son pouvoir en contraignant en l’an 9 de son règne la « divine adoratrice » Kouchite Amenardis II, à adopter pour sa succession sa fille Nitocris (-657). Montouemhat, le IVe prophète d’Amon qui tient en fait le rôle de grand prêtre, se soumet à l’autorité saïte, les Éthiopiens fidèles au pouvoir s’étant enfuis ou ayant été écarté. Grâce à l’appui des mercenaires grecs, Psammétique établit un contrôle des frontières et réduit les dernières oppositions. Il rejette ensuite le protectorat assyrien (-645).

Son armée est formée de mercenaires grecs et cariens qui allaient prendre une grande place en Égypte. Après la réunification du pays, il s’attache à rendre l’ordre et la prospérité et à redorer le lustre et la puissance du royaume.

Psammétique fait de Memphis sa capitale et réorganise l’administration. Il nomme deux gouverneurs à Héracléopolis en Moyenne-Égypte et à Edfou en Haute-Égypte. Il rétablit la puissance militaire en encadrant l’armée par des Grecs et la flotte par des Phéniciens.

D’après Hérodote [2], Psammétique Ier aurait été à la rencontre des Scythes, ayant envahi la Syro-Palestine après leurs victoires sur les Mèdes, et les aurait persuadé de rebrousser chemin sans s’attaquer à l’Égypte en les priant d’accepter ses présents.

Découverte d’une statue

Le 9 mars 2017, une équipe d’archéologues égyptiens et allemands découvre une statue colossale à Héliopolis (banlieue du Caire à l’emplacement de la cité éponyme).

Faite en quartzite, la statue est en pièces, avec le buste, le bas de la tête et la couronne immergés dans le sous-sol boueux [3].

La suggestion que ce soit Psammétique Ier est due à la mention d’un des noms du pharaon à la base de la statue [4] [5] [6] [7]

La tête et le torse sont transférés au Grand Musée égyptien [8]