Osorkon Ier
Article mis en ligne le 22 janvier 2024
dernière modification le 9 janvier 2024

Deuxième pharaon de la dynastie Libyenne, il accède au trône que lui laisse son père Sheshonq Ier après vingt de règne. Ce dernier le désignant comme successeur et lui cédant la place.

Osorkon Ier
Musée du Louvre.

Osorkon reprend à son compte la politique de son père et dote richement les principaux temples du pays tel Karnak, Bubastis et Memphis. Dès son intronisation il nomme son fils Sheshonq II grand prêtre d’Amon à la place de son frère Ioupout. Son règne dure de 924 à 889 avant J.C.. A sa mort Sheshonq II lui succéda peut-être pour une brève période, vite remplacé par Takélot Ier, un autre héritier né d’une concubine.

Un Buste d’Osorkon, découvert à Byblos, est exposé au Musée du Louvre (AO 9502).

Règne

Bas-relief représentant Osorkon Ier, provenant du grand temple de Bastet, à Bubastis

Le récit de son règne est principalement connu par les inscriptions gravées en hiéroglyphes sur les murs des temples qu’il a fait construire. De ce que l’on sait, son règne a été l’un des plus longs et des plus pacifiques.

Son activité de bâtisseur est assez importante. On en trouve des traces à :

  • Bubastis, dans le temple de Bastet, où il fait édifier une salle hypostyle, ainsi qu’une avant-cour bordée de portiques. Dans la ville, il fit également ériger, à l’est du temple de Bastet, un temple dédié à Atoum ;
  • Memphis, où il fait construire une chapelle dédiée à Bastet et à Horus ;
  • Atfieh, où il fait agrandir le temple d’Hésat ;
  • El Hibeh, en Moyenne-Égypte, où il continue la décoration du temple d’Amon commencée par son père ;
  • Héracléopolis où, au nord de la cité, le pharaon fonde une forteresse nommée d’après son nom de Nesout-bity "Sekhemkhéperrê" ;
  • Abydos, où il fait inscrire ses cartouches sur une porte du temple d’Osiris, construite sous le règne de Thoutmôsis III ;
  • Coptos, où il restaure le temple de Min, remontant lui aussi au règne de Thoutmôsis III ;
  • Karnak, où il commande l’édification d’une chapelle dédiée à Thot et à Amon.

Osorkon épouse Maâtkarê, la fille de Psousennès II, reliant ainsi un peu plus la famille sheshonqide à la XXIe dynastie, puis Tashedkhonsou.

De ces unions, il a quatre enfants : Iouwelot et Nesbanebdjed III, que le roi place tous deux aux postes de grands prêtres d’Amon, à Thèbes ; Sheshonq II, qu’il associe au trône comme "corégent", mais qui meurt quelques mois avant lui, et Takélot Ier qui finalement lui succède.